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Responsable de projets innovation, PhD, CDO, @fayon

transformation digitale 2.0 resumE par getabstract

Le Livre Transformation digitale 2.0 – 6 leviers pour parer aux disruptions a été chroniqué sur getAbstract, site spécialisé dans les résumés de livres qui font l’objet d’une sélection préalable, et a obtenu la note de 8/10. Un extrait du résumé, très complet, suit.

Les caractéristiques qui ressortent sont :

  • Pratique
  • Bien structuré
  • Exemples concrets

Nouveau livre Transformation digitale 2.0

Le commentaire général suit :

C’est en 2014 que David Fayon et Michaël Tartar ont pour la première fois proposé un modèle d’évaluation de la maturité numérique des entreprises, alors que la transformation digitale était au centre de toutes les préoccupations. En 2019, l’introduction de nouvelles technologies, l’apparition de modes de consommation inédits et le développement d’outils toujours plus collaboratifs ont rendu nécessaire l’élaboration d’un modèle plus adapté à la réalité d’un monde VUCA (Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity), qui bouleverse l’environnement structurel et organisationnel des entreprises. Ce nouveau modèle de maturité digitale évolutif (DIMM ou Digital Internet Maturity Model) est générique. Il s’appuie désormais sur six leviers et permet aux dirigeants et aux managers d’identifier, à l’aide d’indicateurs précis et de cinq niveaux de maturité, à quel stade de transformation digitale se situe leur entreprise et les points à améliorer pour réussir son virage numérique.

Les points à retenir :

  • L’entreprise en phase de transformation numérique doit améliorer sa stratégie en combinant des approches top-down et bottom-up.
  • L’entreprise engagée dans le numérique doit appliquer le lean management, développer sa réactivité et revoir sa structure organisationnelle.
  • Le capital humain reste au cœur des préoccupations de l’entreprise digitale.
  • L’entreprise digitale développe son omnicanalité, valorise l’expérience utilisateur et propose une offre personnalisée.
  • L’entreprise engagée dans une démarche numérique doit évaluer son niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’.
  • L’entreprise en phase de transformation numérique doit évaluer ses progrès dans les domaines économique et réglementaire ainsi qu’en matière de lobbying

Résumé

La méthode DIMM

Le modèle de maturité digitale évolutif (DIMM ou Digital Internet Maturity Model) est un outil qui permet aux entreprises de mesurer leur maturité numérique. Il s’applique tant au secteur privé qu’au secteur public, au sein duquel la dématérialisation gagne du terrain (e-administration, notamment). Le modèle DIMM s’appuie sur six leviers : stratégie, organisation, personnel, offre, technologie et innovation, environnement. Pour chaque levier, des sous-thématiques sont identifiées, à savoir des groupements d’indicateurs associés chacun à cinq niveaux de maturité. Ces indicateurs doivent être interprétés en fonction du secteur d’activité : ainsi, si l’indicateur est le pourcentage du chiffre d’affaires annuel alloué à la R&D, son niveau de maturité sera atteint à plus ou moins longue échéance selon l’infrastructure de production de l’entreprise et la catégorie de biens qu’elle propose.  Des coefficients permettent en outre d’analyser l’impact (‘modéré/fort/très fort’) des indicateurs sur la transformation digitale.

Le modèle DIMM se décline comme suit :

Levier 1 : la stratégie. L’entreprise en phase de transformation numérique doit améliorer sa stratégie en combinant des approches top-down et bottom-up.

Pour devenir un véritable acteur du numérique, l’entreprise doit élaborer une stratégie différente des stratégies classiques et tenir compte des mutations souvent ‘imprévisibles’ propres à l’ère du digital, telles que les technologies disruptives, les nouveaux comportements d’achat ou l’évolution du paysage réglementaire. Il lui faut donc développer de nouveaux modèles de fonctionnement, notamment en exploitant les technologies numériques, en envisageant la commercialisation via des canaux inédits ou en créant des synergies avec des entreprises innovantes. Sa stratégie de transformation digitale devra tenir compte des 3 groupements suivants :

1. Le plan stratégique 

2. La veille économique 

3. L’excellence économique

Levier 2 : l’organisation. L’entreprise engagée dans le numérique doit appliquer le lean management, développer sa réactivité et revoir sa structure organisationnelle.

Les modèles d’organisation classiques des entreprises sont peu adaptés à un environnement économique en mutation constante. Pour qu’ils puissent combiner évolutivité et pérennité dans le monde digital, l’entreprise doit adopter des modes de fonctionnement spécifiques : lean management, réactivité et modèle hiérarchique horizontal. Sa structure organisationnelle devra tenir compte des trois groupements suivants :

1. La gouvernance 

2. Le management 

3. Les structures numériques 

Levier 3 : le personnel. Le capital humain reste au cœur des préoccupations de l’entreprise digitale.

L’entreprise digitale doit encourager la maîtrise et l’utilisation des outils technologiques par le personnel. Cette démarche passe nécessairement par des formations en présentiel et en distanciel, ainsi que par la diffusion d’une ‘culture de l’apprentissage permanent’. Loin d’être passif, le collaborateur devient lui-même acteur de sa propre formation. L’entreprise digitale est également tenue d’adopter une approche collaborative afin de garantir l’efficacité opérationnelle. Si elle est avant tout orientée client, répondre aux besoins de l’ensemble de ses parties prenantes constitue une priorité. Elle met tout en œuvre pour attirer les talents et fidéliser ses collaborateurs tout en encourageant ses derniers, dans le respect de sa charte, à s’exprimer librement sur les réseaux sociaux. Les trois groupements suivants permettent de caractériser le personnel d’une entreprise engagée dans une mutation numérique :

1. La formation 

2. L’intelligence collective 

3. L’expertise 

Levier 4 : l’offre. L’entreprise digitale développe son omnicanalité, valorise l’expérience utilisateur et propose une offre personnalisée.

L’entreprise en phase de mutation digitale doit proposer ‘une offre sur mesure, évolutive et rapidement adaptable’ à des consommateurs mieux informés, de moins en moins fidèles et à l’affût de tout bad buzz concernant les marques. Elle doit adopter la culture du prototypage et de l’itération, garante d’une mise sur le marché plus efficace et plus rapide, bien qu’en agissant ainsi il lui faille disrupter son approche traditionnelle de la gestion de projet. Dans un contexte économique en constante mutation, l’omnicanalité permettra à l’entreprise d’atteindre ses clients et de mieux gérer son image sur Internet et sur les réseaux sociaux. Les quatre groupements suivants permettent de mieux caractériser l’offre d’une entreprise engagée dans le numérique :

1. L’innovation et la conception 

2. Le commercial 

3. Le marketing 

4. L’expérience client 

Levier 5 : la technologie et l’innovation. L’entreprise engagée dans une démarche numérique doit évaluer son niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’.

Pour mener à bien sa transformation digitale, l’entreprise doit identifier les meilleures solutions techniques lui permettant d’évoluer dans un monde de plus en plus tourné vers le numérique. Il peut s’agir par exemple d’envisager l’utilisation d’applications exploitant l’IA, l’exploitation du big data, la technologie blockchain ou le stockage dans le cloud. Elle doit en outre pouvoir maîtriser les techniques de référencement pour assurer sa visibilité sur Internet et s’assurer de la ‘simplexité’ de son architecture technique, sans pour autant en négliger les aspects sécuritaires. Les quatre groupements suivants permettent de mesurer le niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’ et la maturité numérique d’une entreprise :

1. L’architecture 

2. L’orientation client 

3. Les standards 

4. La productivité 

Levier 6 : l’environnement. L’entreprise en phase de transformation numérique doit évaluer ses progrès dans les domaines économique et réglementaire ainsi qu’en matière de lobbying.

L’entreprise digitale doit faire preuve d’ouverture face à un environnement en constante mutation. Elle s’appuie sur ses API (interface de programmation) pour créer des liens avec ses partenaires, veille à sa réputation en ligne et identifie des solutions évolutives tout en tenant compte des modifications du cadre juridique, réglementaire et fiscal. Les trois groupements suivants permettent de mieux cibler l’environnement d’une entreprise engagée dans le numérique :

1. L’environnement économique 

2. L’environnement réglementaire 

3. Le lobbying

Principe de l’outil DIMM pour tout diagnostic de maturité numérique d’une entreprise

Le livre Transformation digitale 2.0 sous-titré 6 leviers pour parer aux disruptions comprend un modèle de mesure de la maturité numérique de toute organisation (TPE, PME, ETI, grand groupe, administration, association, etc.) à un instant donné. Celui-ci est baptisé DIMM (Digital Internet Maturity Model). Avec 6 leviers (Stratégie, Organisation, Personnel, Offre, Technologie et Innovation, Environnement) découpés en Groupements et en indicateurs (113 ou moins pour les plus petites structures), un diagnostic est établi à un instant donné avec collecte des éléments tant au sein de l’organisation (données relatives aux investissements technologiques, à la formation côté numérique) qu’à l’extérieur (par exemple présence sur les médias sociaux, participation dans des instances de normalisation).

Celui-ci peut ensuite être exploité pour élaborer sa feuille de route de sa propre transformation numérique : développer ses points forts, corriger ses faiblesses, être innovant ou différenciant par rapport à des concurrents, mieux interagir avec des partenaires et des fournisseurs. Il s’agit d’une question de survie et de développement, avec une acuité augmentée avec le contexte de profonde crise (liée au Covid19 et sa gestion) que la France (et les autres pays) ont connu.

Pour expliquer le fonctionnement du modèle qui se présente sous forme de guide, prenons un indicateur, par exemple le OG6 Charte d’usage du numérique. Il s’agit du levier Organisation et du Groupement Gouvernance et de l’indicateur n°6.

Tout indicateur commence par une description. Pour OG6, il s’agit de « Une charte des usages du numérique interne à l’organisation aide les collaborateurs à utiliser le numérique au profit de l’institution. La charte recouvre les usages au sens large (matériel allant du PC au téléphone en passant par l’Internet des objets, logiciels, données, besoin d’en connaître) tout en intégrant une déontologie quant à la confidentialité des données personnelles relatives aux clients et prospects de l’organisation ou des administrés, abonnés, adhérents qui peuvent être de nature sensible et faire par ailleurs l’objet d’une déclaration à la CNIL en cas de traitement automatisé d’informations nominatives ou avoir des impacts RGPD ».

Chacun des indicateurs peut selon l’organisation avoir un niveau croissant allant de 1 à 5. Le niveau 0 correspond à une non-atteinte. Pour atteindre le niveau 1, des exigences sont à vérifier avec des éléments de preuve à l’appui. Par exemple pour OG6, il s’agit de l’existence d’une charte numérique, communiquée aux collaborateurs lors de sa publication. Pour le niveau 2, outre l’atteinte du niveau 1, il convient également d’opérer une communication systématique de la charte numérique lors de l’embauche de tout nouveau collaborateur. Pour le niveau 3, outre l’atteinte des niveaux 1 et 2, il faut avoir un processus de contrôle de l’application de la charte numérique, lancé de manière épisodique, par exemple sur demande inopinée du membre responsable au sein du comité de direction. Avoir une charte est bien mais vérifier qu’elle est appliquée, c’est mieux. Ceci dans une démarche d’effectivité et non pas disposer d’une charte non connue et non utilisée pour faire bonne figure. Pour le niveau 4, il convient en outre d’avoir un dispositif de détection de non-respect de la charte numérique et d’accompagnement des managers de proximité pour la faire respecter. Une anomalie fait l’objet d’une correction de façon à ce que les principes édictés soient mis en œuvre et que les non-conformités soient corrigées dans une démarche d’amélioration permanente. AU niveau ultime, la charte est rédigée collaborativement en associant l’ensemble des collaborateurs, les partenaires sociaux et elle est partagée sur les outils collaboratifs de l’organisation. Chacun peut ainsi disposer de la dernière version en date et être associé au changement.

Cette logique incrémentale est la même pour la détermination du niveau atteint pour chacun des indicateurs par l’organisation. Il s’agit des principes de gouvernance des systèmes d’information tel l’outil CMMI repensés et adaptés au monde digital qui est transverse à l’ensemble des fonctions de l’entreprise de façon à avoir une photos de la situation numérique de l’organisation à un instant donnée et ainsi la rendre plus agile avec le numérique pour les dirigeants qui exploiteront le diagnostic au service de leur stratégie de transformation.

Interview sur l’innovation

Voici une interview sur l’innovation par Conseils Marketing.

Un petit extrait : “Il y a plusieurs façon d’innover : On a d’abord des ressources inexploitées en interne. Il faut casser les silos qui existent dans l’organisation pour permettre plus de porosité, que les collaborateurs se parlent aussi bien au niveau du siège que du terrain pour faire émerger une intelligence collective. Il faut ensuite qu’il y ait une vision de la transformation, de l’innovation, portée par le top management avec une feuille de route et des objectifs clairs. Puis, en complément, une innovation participative, les fameuses “boîtes à idées” favorisant le “bottom-up” qui émerge du terrain, des opérationnels qui voient les dysfonctionnements et axes d’amélioration et du middle management pourvu de créativité et d’une vision sur l’amélioration de l’entreprise pour éviter toute disruption ou prise de marché par des acteurs plus agiles.

L’interview figure ici sur YouTube.

Modèle de maturité numérique DIMM – logique des leviers et des indicateurs

Le modèle DIMM, décrit et outillé dans le livre Transformation digitale 2.0, comprend 6 leviers :

– Stratégie
– Organisation
– Personnel
– Offre
– Technologie & Innovation
– Environnement

Chacun des leviers est composé de groupements puis d’indicateurs.

Si l’on considère le levier Offre, celui-ci comprend 4 groupements qui ont au total 22 indicateurs.

Logique leviers, groupements et indicateurs dans le livre Transformation digitale 2.0

Ces groupements sont les suivants et adressent les problématiques associés :

Innovation et conception : adaptation de l’offre face aux évolutions des clients, interopérabilité, aspects légaux ;

Commercial : gestion des ventes et e-logistique, données en temps réel, taux de transformation et délai de commercialisation d’une nouvelle offre ;

Marketing : tarification, coherence de l’offre, impact des médias sociaux ;

Expérience client : omnicanalité, phygital

S’agissant de l’omnicanalité, il s’agit dans un monde phygital (qui combine le meilleur des mondes physique et digital dans une logique de complémentarité et d’augmentation du champ des possibilités fonctionnelles pour les utilisateurs) de pouvoir contacter l’organisation à travers l’ensemble des canaux. Ceci doit être assuré de façon cohérente et sans rupture de la continuité de la relation et en mémorisant les échanges passés sur l’ensemble des canaux. Concrètement, ce peut être par téléphone, par mél, par SMS, par chat, via les réseaux sociaux, par les magasins, via un commercial, par courrier, etc.

Omnicanalité et transformation digitale

Pour chacun des groupements, nous avons plusieurs indicateurs. Chacun fait l’objet d’une évaluation (0 à 5) qui permet de mesurer le niveau de maturité numérique atteint. Pour atteindre un niveau n, il convient de réaliser l’ensemble des exigences demandées pour ce niveau mais aussi de satisfaire les exigences des niveaux inférieurs.

Si l’on prend par exemple l’indicateur Degré de maturité des agences physiques (numéroté OFE4) au sein du groupement Expérience client, les exigences croissantes pour chacun des niveaux suivent.

Exemple d'un indicateur du livre transformation digitale 2.0

L’ensemble de la méthodologie décrite dans le livre Transformation digitale 2.0 est librement utilisable pour tout type d’organisation, de la start-up ou TPE au grand groupe en passant par les associations ou les administrations.

Le modèle DIMM dans le livre Transformation digitale 2.0

Le modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model), décrit et outillé dans le livre Transformation digitale 2.0,
s’adapte pour tout type d’organisation. Le nombre d’indicateurs à mesurer diffère toutefois selon la nature de l’organisation.

Nouveau livre Transformation digitale 2.0

Pour les grandes entreprises, nous avons 113 indicateurs alors que les TPE, PME et petite association n’en auront que 60.

Nombre d'indicateurs à mesurer selon la nature de l'organisation

Par ailleurs, des coefficients (1 à 3) ont été définis pour chacun des indicateurs. Une note (0 à 5) est obtenue pour chaque indicateur selon le niveau d’exigence atteint. Pour obtenir un niveau d’exigence 3, il faut satisfaire les exigences demandées pour le niveau 2 avec des exigences additionnelles pour le niveau 3. Chacun des indicateurs est agrégé sur chacun des 6 leviers (Stratégie, Organisation, Personnel, Offre, Technologie & Innovation, Environnement) afin de donner une note globale.

6 leviers pour la transformation digitale

Les résultats obtenus permettent à l’organisation de se jauger et de mieux connaître ses forces et ses faiblesses afin d’aider ses dirigeants à établir leur feuille de route pour la transformation digitale de leur organisation. L’enjeu : ne pas être ubérisé par des acteurs plus agiles et en avance en matière de transformation digitale.

Lancement du livre Transformation digitale 2.0

Le livre Transformation digitale 2.0 arrive.

Un ouvrage pour aider à appréhender sa maturité numérique et à transformer son organisation

Le digital est désormais partout. Les technologies peuvent être au service de la transformation pour avoir un avantage compétitif, ne pas se faire ubériser par des acteurs plus agiles, pas demeurer en mode silo ce qui est un frein à l’innovation et pas avec des procédures rigides et lourdes à faire évoluer.

Ce nouveau livre aidera les décideurs, les managers et toutes les personnes concernées par la transformation digitale à élaborer leur stratégie grâce à un constat préalable de leurs forces et leurs faiblesses selon l’adage “connais-toi toi-même”.

Nous nous appuyons sur un modèle défini dans le livre. Celui-ci comprend six leviers (Stratégie, Organisation, Personnel, Offre, Technologie et Innovation, Environnement) déclinés en 113 indicateurs (beaucoup moins pour les TPE et PME) pour aider au diagnostic, préalable à la transformation digitale qui ne s’improvise pas.

Nouveau livre Transformation digitale 2.0

La 4e de couv’

L’ouvrage le plus complet des guides pour connaître son niveau de maturité numérique, élaborer sa stratégie d’entreprise et vivre la transformation digitale comme un processus d’amélioration permanente.

Sommes-nous sûrs que notre entreprise soit prête pour affronter le monde digitalisé dans lequel nous vivons désormais ? Avons-nous tous les outils nécessaires pour anticiper une disruption ?

Nous sommes au cœur de la quatrième révolution industrielle avec de nouveaux acteurs aux modèles innovants, une accélération du changement lié aux technologies et aux usages, un pouvoir croissant des internautes sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte, la transformation digitale concerne toutes les organisations. À l’horizon 2020, il faut non seulement être digital ready mais aussi disruption ready, une entreprise apprenante, assez agile pour anticiper et s’adapter rapidement aux changements de son environnement, être en coopétition, tirer profit de ses données et faire primer l’expérience client.

David Fayon et Michaël Tartar proposent un outil de mesure de la maturité numérique d’une organisation grâce à un modèle éprouvé et efficace. Dans cette nouvelle édition, le modèle comprend à présent six leviers : stratégie, organisation, personnel, offre, technologie/innovation et environnement, pour une approche à 360 degrés de la transformation digitale.

Sommaire

Préface de Gilles Babinet
Avant-propos
Introduction
Chapitre 1 – La transformation digitale : contexte, définition et principes
Chapitre 2 – La transformation digitale : enjeux et outils
Chapitre 3 – Transformation digitale des secteurs et modèle générique
Chapitre 4 – Levier : stratégie
Chapitre 5 – Levier : organisation
Chapitre 6 – Levier : personnel
Chapitre 7 – Levier : offre
Chapitre 8 – Levier : technologie et innovation
Chapitre 9 – Levier : environnement
Chapitre 10 – Au-delà du modèle de maturité digitale…Un modèle à vivre !
Glossaire
Bibliographie

Fiche de synthèse

Auteurs : David Fayon, Michaël Tartar
Editeur : Pearson
Date : juin 2019
ISBN : 978-2-7440-6709-9
314 pages
25 € (livre), 18,99 € (numérique)
Illustrations en couleur

Enquête : perception de la transformation digitale de la banque selon les générations

Voici une rapide enquête (5 à 7 minutes) auprès des 13-50 ans pour connaître leur vision de la banque du futur.
Cette enquête est quantitative. Voici le lien pour y répondre.

Enquête sur la transformation digitale des banques vue par les différentes générations X, Y et Z

Cette enquête vient en complément de l’enquête qualitative effectuée auprès des experts (banques, fintech, Internet, prospectivistes, consultants, professeurs et chercheurs).

Merci pour vos réponses.

Grande enquête – transformation digitale des banques

La banque, secteur stratégique de la transformation digitale

Jadis le pouvoir était aux mains des rois. Désormais, ce sont les banques et les marchés financiers qui le détiennent. Si la banque se fait ubériser avec l’irruption des fintech, du crowdfunding, des actions de la multitude sur Internet et que parallèlement des fragilités existent (affaire Kerviel, Panama Papers, blanchiment d’argent), on peut légitimement s’interroger quant à l’impact sur le citoyen dans sa vie de tous les jours. En ce sens la transformation digitale des banques est emblématique des opportunités et des risques de notre société numérique. Orange l’a bien compris en lançant une banque. Apple et Amazon aussi pour ne citer qu’eux.

Une grande enquête avec des résultats communiqués aux répondants

Une grande enquête est menée. Elle s’adresse aux personnes travaillant au sein de banques, fintech mais aussi des prospectivistes, experts d’Internet, chercheurs, professeurs, consultants.

Grande enquête sur la transformation digitale des banques

L’enquête est disponible ICI.
Merci de nous contacter si vous voulez avoir le lien pour l’enquête en anglais.

Y répondre demande environ 20 minutes. Notons que certaines questions ne s’adressent qu’à des banques ou fintechs.

Une synthèse des résultats sera communiquée en exclusivité aux répondants pour dresser les pistes des évolutions probables de la banque à moyen et plus long terme avec les pratiques observées et supposées.

Des rapports évoquant la transformation digitale

Plusieurs rapports en lien avec le numérique ont été rédigés pour éclairer les ministres sur la transformation digitale de la société. Le plus emblématique est le rapport de Philippe Lemoine, La transformation numérique de l’économie française remis en novembre 2014 et qui cite le livre Transformation digitale parmi les ouvrages de référence.

Rapports en lien avec la transformation digitale

Mais nous avons également le rapport d’Henri Isaac sur l’université numérique remis en 2008, le rapport Colin et Collin de l’Inspection Générale des finances sur la fiscalité de l’économie numérique remis en 2013, le rapport Jules Ferry 3.0 du Conseil National du Numérique, remis en 2014. Ainsi que les rapports sur la grande école du numérique (2015), ambition numérique (2015) pour une politique française et européenne de la transition numérique par le CNN et remis au Premier ministre et transformation numérique et vie au travail (2015). Ces rapports sont disponibles en ligne au format PDF et facilement téléchargeables.

Il semblerait qu’une prise de conscience s’installe mais il convient désormais de concrétiser bon nombre des propositions effectives dans la société pour que le numérique soit également un puissant levier d’action pour le choc de simplification tant promis et très attendu.

Très rapide aperçu de la transformation digitale des banques en France

La typologie en 5 catégories (attentistes, impressionnistes, externaliseurs, intégrateurs, transformateurs) décrite dans le livre Transformation digitale peut être reprise pour les banques. Beaucoup entrent dans la catégorie des impressionnistes en tentant d’occuper le terrain médiatique, en étant actif sur les réseaux sociaux. Pour autant, il n’existe pas à proprement parler de transformateur. Certaines banques françaises ont des filiales assez dynamiques dans la transformation digitale pour être dans la mouvance des externaliseurs (par exemple EasyBourse au sein de La Banque Postale, même si elle vient cannibaliser La Banque Postale). La Société Générale, qui a acquis Boursorama, un des pionniers en France de la banque en ligne est dans ce cas un bon exemple d’intégrateur. Certaines banques se dotent de structures d’innovation agiles comme le Crédit Mutuel Arkéa mais surtout la BNP Paribas avec L’Atelier mais il reste à transformer ce think tank en do tank pour être véritablement créateur de valeur et générateur de nouveaux services pour la banque de demain.

Ubérisation des banques ?

Les banques, dans leur ensemble, lancent des expérimentations souvent sous forme de PoC, s’orientent vers plus de services sur mobile tout en maîtrisant davantage la sécurité par rapport aux risques sur smartphones insuffisamment protégés (code d’accès au smartphone à 4 voire 6 chiffres). Toutefois rares sont celles qui, par exemple, affichent pour la vision des opérations effectuées sur les comptes un rendu en quasi temps réel. Ainsi la banque HSBC dont le siège est à Londres permet lors d’une opération de paiement sur carte bancaire de la rendre visible sur son compte en ligne quasi-immédiatement alors que les remontées dans les systèmes d’information de La Banque Postale sont opérées en J +1 voire J + 2 du fait de bases de données plus lourdes et complexes. Une réelle difficulté tient à la migration des données historiques dans des systèmes plus agiles à la mode Web.

Par ailleurs on dénote une cohabitation de pratiques nouvelles avec des archaïsmes comme des banques qui facturent des frais de tenues de compte ce qui équivaut à générer des intérêts négatifs. La tendance est plutôt pour les générations Y et Z, qui sont les clients en développement pour aujourd’hui et demain, d’être dans l’esprit des GAFA : gratuité d’utilisation contre exploitation des données. Ainsi il ne serait pas utopique pour les banques de proposer la gratuité de la carte bancaire contre une revente à des tiers des données collectées lors des transactions. C’est le sens du big data. L’acceptation sera en revanche plus difficile d’un point de vue culturel par les générations X et antérieures.

Enfin, l’aspect forte éclosion des fintechs et le développement du crowdfunding sans compter les évolutions d’ordre légal et juridique impactent fortement les banques et leur stratégie. Des initiatives sont faites au cas par cas par les grandes banques françaises. Mais il reste à passer à la vitesse supérieure pour ne pas se faire ubériser un jour prochain… Sans compter la généralisation dans de multiples sphères des crypto-monnaies à la bitcoin, des systèmes de paiement PayPal rapides et peu contraignants, etc.

Dans le cadre de nos travaux et afin d’alimenter nos réflexions mutuelles, tout retour d’expérience dans la transformation digitale des banques nous intéresse au plus haut point.