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Utiliser DIMM pour évaluer la digitalisation d’un processus RH

Le modèle DIMM est utilisé le plus souvent pour évaluer la maturité digitale d’une entreprise, qu’elle soit publique ou privée, petite ou grande.

Il est aussi très utile pour évaluer une partie de l’entreprise, que ce soit une business unit, un pays, ou encore un processus.

Par exemple, l’acquisition et la fidélisation de talents, sont des processus clés de la direction des ressources humaines. La digitalisation de ces processus est un enjeu majeur.

Pour en vérifier leur maturité digitale, nous vous proposons de passer en revue 31 questions, toutes liées aux indicateurs du modèle DIMM.

Questionnaire enrichi à découvrir sur le blog de Michaël Tartar, complété de réponses et de références aux pages du livre La transformation digitale pour tous !, accompagné de la vidéo complète d’une conférence qu’il a donnée sur le sujet.

Les 31 questions couvrent les six leviers du modèle DIMM :

  • Comment construire le plan stratégique ciblant les talents ?
  • Comment identifier les talents ?
  • Comment séduire les talents ?
  • Comment s’adapter aux talents ?
  • Comment être présent H24 ?
  • Comment distribuer les offres partout ?
  • Comment donner accès aux services sur tout le parcours d’acquisition de talents ?
  • Comment piloter les actions on line d’acquisition de talents ?
  • Comment séduire partout ?
  • Comment atteindre les cibles ?
  • Comment interagir avec les cibles au travers des médias sociaux ?
  • Comment proposer une expérience candidat attractive ?
  • Comment organiser les relations avec les candidats en impliquant les opérationnels ?
  • Comment garantir la qualité des relations au travers des outils numériques ?
  • Comment impliquer les managers dans le processus ?
  • Comment favoriser les échanges entre RH et opérationnels ?
  • Comment innover ?
  • Comment être sûr que les candidatures sont bien traitées ?
  • Comment préparer la fidélisation ?
  • Comment garantir la disponibilité H24 des services de recrutement ?
  • Comment irriguer les supports de présence visant à attirer les candidats ?
  • Comment attirer et fidéliser dans la durée ?
  • Comment diffuser les offres de manière fluide ?
  • Comment bénéficier des dernières innovations sécurisées ?
  • Comment traiter les gros volumes ?
  • Comment accueillir en ligne quels que soit les terminaux utilisés ?
  • Comment garantir l’évolutivité des outils utilisés par les candidats ?
  • Comment garantir la possibilité pour les candidats d’interagir quand ils le souhaitent ?
  • Comment convaincre les candidats de rejoindre l’entreprise ?
  • Comment attirer les talents innovants ?
  • Comment donner confiance dans le processus ?

Evolution de l’indicateur TIO2 : Accessibilité des sites et des App de l’organisation

Garantir la pérennité du modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) est notre objectif de façon à ce que toute personne puisse évaluer avec fiabilité la maturité numérique de toute organisation à un instant donné.

Exemple d'un diagnostic de maturité numérique avec DIMM

Le monde numérique évoluant, il est nécessaire de faire évoluer DIMM. Ces évolutions restent néanmoins à la marge du fait de la robustesse de notre modèle. Ceci est crucial pour permettre d’établir sa feuille de route de transformation digitale.

La définition de l’indicateur TIO2 Accessibilité des sites et des App de l’organisation est jusqu’alors la suivante :

Il s’agit de mesurer le niveau moyen d’accessibilité des sites de l’organisation tant en interne (intranet si existant) qu’en externe ainsi que des App.

NB : On se focalise sur les sites qui représentent les plus fortes audiences de l’organisation. Pour l’accessibilité, une référence au site accessiweb.org est faite.

Contexte : La définition dans DIMM était jusqu’alors basée en grande partie sur AccessiWeb qui a disparu. Aussi l’indicateur évolue plus finement pour remédier à cette disparition de ressource sur Internet.

Aussi nous avons recours au RGAA. L’explication suit :
Les Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) constituent une recommandation publiée par le groupe Web Accessibility Initiative du W3C. Ils comprennent 106 critères. Il s’agit d’un référentiel international pour l’accessibilité numérique qui fait foi aux États-Unis. Il a été repris en 2015 par l’Union européenne et a été transposé par les pays membres de l’Union. On a ainsi en France le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité ou RGAA. Il est défini ici : https://accessibilite.numerique.gouv.fr/methode/criteres-et-tests/

C’est la méthodologie d’interprétation et de mise en place pour la France : https://design.numerique.gouv.fr/accessibilite-numerique/rgaa/. L’application de cette méthodologie donne une note de 0 à 100 pour l’accessibilité de tout site Internet. De 0 à 50, le site est non conforme, de 50 à 99 partiellement conforme et de 100, pleinement conforme.

Les critères à atteindre pour les niveaux 1 à 5 dans ce contexte deviennent à présent :
1. Les principaux sites répondent au responsive design. Les App de l’organisation sont disponibles sur les deux principaux systèmes (Android, iOS)

2. Idem + déclenchement d’une démarche RGAA pour les principaux sites de l’organisation

3. Idem + pour les principaux sites Internet + Intranet (si existants) de l’organisation, réalisation d’un audit RGAA (UX, UI, front) avec pour résultat une note comprise a minima entre 0 et 50 (non conforme)

4. Idem + les résultats de l’audit RGAA délivrent une note comprise entre 50 et 99 (partiellement conforme). Etablissement d’un programme d’action pluriannuelle (partie technique, formation avec référent, optimisation des outils) pour l’amélioration de l’accessibilité des sites et des App

5. Idem + les résultats de l’audit RGAA délivrent une note de 100 (pleinement conforme)

La transformation digitale intègre les aspects environnementaux

Transformation digitale et transition écologique sont liées. Il n’est plus possible aujourd’hui de faire l’impasse sur la question écologique pour toute innovation, dans toute transformation d’une organisation avec le numérique. Récemment nous avons vu le passage de ChatGPT de la version 3.5 à la version 4 avec 500 fois plus de paramètres et avec une intelligence certes plus efficace mais qui croît néanmoins dans des proportions logarithmiques par rapport aux quantités de données produites. Celles-ci ont un impact environnemental certain (consommation de matières premières, terres rares, eau, etc. pour le stockage, l’acheminement sur le réseau, etc.). Il est à parier que bientôt le métavers ou l’intelligence artificielle générative seront à concilier avec des questions d’ordre environnemental plus que nécessaires.

Le modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) décrit dans le livre La transformation digitale pour tous ! n’échappe pas à la règle. Nous avons – outre la mise à jour post-Covid des exigences à atteindre pour quelques indicateurs du modèle à la marge car celui-ci s’est révélé robuste et en avance de phase par rapport à cette crise laquelle a eu un facteur accélérateur de la transformation numérique notamment avec de nouveaux outils de télétravail ou pour des formes hybrides – deux nouveaux indicateurs dans le modèle pour le 6e axe, Environnement.

Il s’agit des indicateurs

ER3. Degré de maturité dans le respect des standards de développement durable des produits numériques

Cet indicateur permet d’apprécier l’implication de l’organisation en matière de démarche de développement durable du numérique, notamment en termes, d’une part, d’achat de matériel respectant les standards européens et, d’autre part, de recyclage des déchets électroniques en fin de vie.

EL4. Capacité à faire évoluer la société en matière de sobriété numérique

Cet indicateur vise à évaluer la capacité qu’a l’organisation à favoriser la culture de sobriété numérique au sein de la société grâce à ses actions mises en œuvre. Il met également en avant les actions de communication visant à sensibiliser l’écosystème sur les bonnes pratiques mises en œuvre, afin de contribuer à la généralisation de ces pratiques par l’exemple vertueux.

Ce 2e indicateur ne concerne que les ETI et les grandes entreprises.

Selon le type d’organisation en effet, tous les critères ne sont pas à mesurer pour déterminer son niveau de maturité globale, préalable nécessaire pour établir son plan de transformation digitale.

Modèle DIMM pour évaluer la maturité numérique de votre organisation ou entreprise avant d’élaborer votre plan de transformation digitale

Comme tous les indicateurs du modèle DIMM, il existe 5 niveaux de 1 à 5 pour mesurer le niveau de maturité numérique atteint. Bonne évaluation de votre organisation et bonne mise en oeuvre. Le site DIMM.UP vient en complément pour vous aider avec différentes formules proposées et une base de données des entreprises auditées qui permettent de se mesurer par rapport à des acteurs dans des mêmes secteurs.

Débat sur la maturité digitale des entreprises le 14 février 2023

Alors que la revue Télécom vient de chroniquer le livre La transformation digitale pour tous !, un débat sous forme de webinaire sur la maturité digitale des entreprises sous l’angle du marketing digital qui est l’un des aspects se tiendra le 14 février 2023.
Chronique du livre La transformation digitale pour tous ! par la revue Télécom

Celui-ci est organisé par Emarsys, filiale de SAP, la solution de référence allemande et Visionary Marketing qui a réuni un panel d’experts du marketing digital. Il sera animé par Yann Gourvennec.

Vous pouvez vous y inscrire ici.

Les questions qui seront soulevés dans cette heure riche de débats seront :
#1 Comment le marketing digital s’inscrit-il dans la transformation digitale de l’organisation ?

#2 Est-ce que ChatGPT constitue une menace ou une opportunité pour le marketing digital ?

#3 ChatGPT est-il de nature à accélérer la transformation digitale comme l’a été la crise de la Covid ?

#4 Quel est aujourd’hui le degré de maturité digitale des entreprises françaises ? Et comparativement avec d’autres pays ?

#5 La transformation passe-t-elle par les outils, par les équipes, ou d’autres leviers ?

Les intervenants seront :
– Marie-Laure Biscaye, responsable communication
– Jérôme Bouteiller, fondateur d’Ecran Mobile
– Frédéric Canévet, rédacteur en chef du Blog Conseils marketing
– Emilie Marquois, consultante médias sociaux
– Benoît Martin, co-fondateur de Digiobs
– Sandrine Mourao, responsable Expérience client, GetQuanty
– Loic Simon, fondateur du #SocialSellingForum
– Ester Ramos, marketeuse & copywriter créative

La maturité digitale des entreprises, débat sous l’angle du marketing digital avec 10 experts

Avec bien sûr les 2 co-auteurs du livre La transformation digitale pour tous !, Michaël Tartar, fondateur de DIMM.UP et David Fayon, directeur de projets innovation.

Appropriation du modèle DIMM par les études de cas d’entreprises

4 groupes d’étudiants en Executive MBA de l’EPITECH planchaient sur des études de cas. Celles-ci portaient sur la maturité numérique de 4 entreprises. Un zoom était demandé sur le levier Technologie & Innovation avec aussi une vision flash sur les 5 autres leviers du modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) : Stratégie, Organisation, Personnel, Offre, Environnement.

Les entreprises choisies étaient Bouygues Construction dans le BTP, le Groupe Pierreval dans l’immobilier, Apreva pour les mutuelles, Le Monde pour la presse.

Les schémas d’architecture avec les cartographies applicatives pour 2 des groupes ont été réalisés, ce qui suppose une connaissance des systèmes d’information utilisés par l’organisation. Les scores de solidité sur Internet (avec l’aide d’outils comme Moz) ont été passés au crible ainsi que l’analyse du caractère responsive selon le support (PC, tablette ou smartphone) et le navigateur utilisé (par exemple Safari, Chrome, Firefox et Edge pour le groupe PierreVal) ont été étudiés ainsi que par exemple le stockage des données (cloud, etc.), la sécurité, les normes d’accessibilité de type accessiweb et la présence de l’entreprise sur les réseaux sociaux. Ceci a été également approfondi avec les groupes Apreva et Le Monde avec en outre une comparaison pour ce dernier avec Le Figaro pour tenter de comprendre le rôle de la transformation digitale dans l’évolution de l’audience (presse et en ligne).

Ont été appréciées les comparaisons des entreprises étudiées avec celles du secteur compte tenu des éléments disponibles. Des hypothèses ou des raisonnements sur les seules données disponibles ont dû être effectués par les étudiants selon les informations collectées dans et en dehors de l’entreprise. Le groupe Bouygues Construction a choisi de réaliser un questionnaire auprès du DSI et du personnel concerné au sein de l’entreprise à l’image de travail d’auditeurs car non nativement rompu aux techniques et outils d’un DSI. Les données de diagnostic restent néanmoins confidentielles. Dans le prolongement de DIMM, pour s’approprier le modèle, un groupe imaginait la constitution d’une agence Dimm@ble ! DIMM.UP existe déjà.

Dimmable, quand les étudiants imaginent l’utilisation de DIMM par une agence de transformation digitale

Le groupe Bouygues Construction a proposé un plan d’action avec rétroplanning alors que Pierreval optait pour une planification de la transformation selon l’urgence (modérée, élevée ou faible). Pour Le Monde, un coût a été estimé comme étant l’effort à faire divisé par l’importance en première approche. Pour raffiner il convient d’intégrer les coûts et les délais.

En clair, chaque groupe dans sa diversité et sa complémentarité s’est approprié l’outil DIMM à sa manière. Ceci se constate dans les restitutions avec soit les visuels en rosaces classiques (4 et 5) tels que préconisés soit sous forme de météo (6) ou de compteur (2) ou soit encore dans une vision dynamique (3) avec le niveau de maturité numérique mesuré à l’instant t et celui cible après transformation.

Appropriation de DIMM par les étudiants : du diagnostic avant d'opérer sa transformation digitale

Chacun peut être acteur de DIMM. Tous les ingrédients figurent dans le livre La transformation digitale pour tous ! et le site DIMM.UP qui le prolonge.

Nouveau livre : La transformation digitale pour tous !

Le 8 avril 2022 paraît le nouveau livre La transformation digitale pour tous ! chez Pearson par le tandem David Fayon et Michaël Tartar. C’est le 3e livre de la série débutée en 2014 – en étant pionniers des ouvrages en langue française sur le sujet – et le plus abouti.

La transformation digitale pour tous ! Evaluez votre maturité numérique

Il analyse l’effet d’accélération de la transformation digitale avec la crise de la Covid et son corollaire le développement du télétravail. Il comprend une mise à jour du modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) et fait l’objet de 2 nouveaux indicateurs pour le levier Environnement. Par ailleurs l’analogie entre les fruits et légumes locaux, bio, de saison et le numérique est réalisée ainsi que des réflexions sur la société phygitale alors que le métavers arrive à pas de géants. Une partie traite des erreurs à éviter pour réussir la transformation digitale de votre organisation ou du moins avoir tous les atouts de votre côté avec 9 écueils typiques et des solutions en réponse. Les spécificités sectorielles sont abordées avec un zoom sur les TPE et PME qui sont plus en retard en matière de transformation numérique. Les encarts d’experts et dirigeants du domaine font peau neuve avec 9 nouveaux.

Le modèle comprend à présent 115 indicateurs (moins pour les petites structures, 63 exactement). Le site DIMM.UP le prolonge en complément de digitalimpacts.fr pour vivre la transformation digitale avec un référentiel de cas.

In fine, avec l’application du modèle, vous avez la production d’une rosace vous donnant la maturité numérique de votre organisation à un instant donné, ce qui met en exergue les forces et les faiblesses, vous permet de vous situer par rapport à un concurrent, un partenaire, éventuellement un client. Et ainsi d’établir la feuille de route de la transformation digitale de votre organisation.

A vous de jouer !

Le Digital Economy and Society Index (DESI) 2021 de l’union europeenne

Le Digital Economy and Society Index est publié.

Il permet de dresser une photo des évolutions de l’économie et de la société numérique. La France parvient presque à la moyenne des pays de l’Union européenne et se classe à la 15e place sur 27, ce qui laisse entrevoir un potentiel de croissance. Ce classement repose sur 4 axes :

  • la compétitivité numérique en matière de capital humain et compétences,
  • l’infrastructure avec la connectivité à large bande,
  • l’intégration des technologies numériques par les entreprises,
  • la digitalisation des services publics.

Les effets de la crise du Covid ne sont pas totalement visibles du fait du décalage. Le rapport DESI 2021 peut être téléchargé ici.

Des progrès ont été réalisés notamment en matière d’e-administration, de numérisation des procédures mais l’étude ne permet pas de mesurer l’ensemble des conséquences de la Covid en matière d’accélération numérique du fait des quelques mois intégrés dans l’étude.

56 % des citoyens européens disposent des connaissances numériques de base. L’objectif est d’atteindre 80 % d’ici 2030. On note le nécessaire rattrapage des femmes du côté des métiers du numérique. Le déploiement dans les Etats membres de la 5G est souligné. Les PME présentent un retard dans la transformation digitale et en particulier dans l’adoption des solutions cloud et des ERP. Par ailleurs 66 % des entreprises interrogées ont déclaré utiliser des solutions numériques pour réduire leur empreinte environnementale.

Comment mesurer la maturité numérique de tous les secteurs d’activités

La transformation numérique touche tous les secteurs d’activité, chacun avec ses spécificités. Mesurer la maturité numérique de chaque secteur tout en tenant compte de ses particularités, est une nécessité afin d’obtenir une mesure comparable de maturité numérique.

Le modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) est construit pour s’adapter à tous les secteurs. C’est l’objet du chapitre 3 du livre Transformation digitale 2.0 que d’expliquer comment le modèle DIMM a été conçu pour s’adapter à tous les secteurs. Un chapitre mis à disposition en intégralité dans les bonnes feuilles du blog de Bertrand Jouvenot sur autorisation de Pearson France.

transformation digitale 2.0 resumE par getabstract

Le Livre Transformation digitale 2.0 – 6 leviers pour parer aux disruptions a été chroniqué sur getAbstract, site spécialisé dans les résumés de livres qui font l’objet d’une sélection préalable, et a obtenu la note de 8/10. Un extrait du résumé, très complet, suit.

Les caractéristiques qui ressortent sont :

  • Pratique
  • Bien structuré
  • Exemples concrets

Nouveau livre Transformation digitale 2.0

Le commentaire général suit :

C’est en 2014 que David Fayon et Michaël Tartar ont pour la première fois proposé un modèle d’évaluation de la maturité numérique des entreprises, alors que la transformation digitale était au centre de toutes les préoccupations. En 2019, l’introduction de nouvelles technologies, l’apparition de modes de consommation inédits et le développement d’outils toujours plus collaboratifs ont rendu nécessaire l’élaboration d’un modèle plus adapté à la réalité d’un monde VUCA (Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity), qui bouleverse l’environnement structurel et organisationnel des entreprises. Ce nouveau modèle de maturité digitale évolutif (DIMM ou Digital Internet Maturity Model) est générique. Il s’appuie désormais sur six leviers et permet aux dirigeants et aux managers d’identifier, à l’aide d’indicateurs précis et de cinq niveaux de maturité, à quel stade de transformation digitale se situe leur entreprise et les points à améliorer pour réussir son virage numérique.

Les points à retenir :

  • L’entreprise en phase de transformation numérique doit améliorer sa stratégie en combinant des approches top-down et bottom-up.
  • L’entreprise engagée dans le numérique doit appliquer le lean management, développer sa réactivité et revoir sa structure organisationnelle.
  • Le capital humain reste au cœur des préoccupations de l’entreprise digitale.
  • L’entreprise digitale développe son omnicanalité, valorise l’expérience utilisateur et propose une offre personnalisée.
  • L’entreprise engagée dans une démarche numérique doit évaluer son niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’.
  • L’entreprise en phase de transformation numérique doit évaluer ses progrès dans les domaines économique et réglementaire ainsi qu’en matière de lobbying

Résumé

La méthode DIMM

Le modèle de maturité digitale évolutif (DIMM ou Digital Internet Maturity Model) est un outil qui permet aux entreprises de mesurer leur maturité numérique. Il s’applique tant au secteur privé qu’au secteur public, au sein duquel la dématérialisation gagne du terrain (e-administration, notamment). Le modèle DIMM s’appuie sur six leviers : stratégie, organisation, personnel, offre, technologie et innovation, environnement. Pour chaque levier, des sous-thématiques sont identifiées, à savoir des groupements d’indicateurs associés chacun à cinq niveaux de maturité. Ces indicateurs doivent être interprétés en fonction du secteur d’activité : ainsi, si l’indicateur est le pourcentage du chiffre d’affaires annuel alloué à la R&D, son niveau de maturité sera atteint à plus ou moins longue échéance selon l’infrastructure de production de l’entreprise et la catégorie de biens qu’elle propose.  Des coefficients permettent en outre d’analyser l’impact (‘modéré/fort/très fort’) des indicateurs sur la transformation digitale.

Le modèle DIMM se décline comme suit :

Levier 1 : la stratégie. L’entreprise en phase de transformation numérique doit améliorer sa stratégie en combinant des approches top-down et bottom-up.

Pour devenir un véritable acteur du numérique, l’entreprise doit élaborer une stratégie différente des stratégies classiques et tenir compte des mutations souvent ‘imprévisibles’ propres à l’ère du digital, telles que les technologies disruptives, les nouveaux comportements d’achat ou l’évolution du paysage réglementaire. Il lui faut donc développer de nouveaux modèles de fonctionnement, notamment en exploitant les technologies numériques, en envisageant la commercialisation via des canaux inédits ou en créant des synergies avec des entreprises innovantes. Sa stratégie de transformation digitale devra tenir compte des 3 groupements suivants :

1. Le plan stratégique 

2. La veille économique 

3. L’excellence économique

Levier 2 : l’organisation. L’entreprise engagée dans le numérique doit appliquer le lean management, développer sa réactivité et revoir sa structure organisationnelle.

Les modèles d’organisation classiques des entreprises sont peu adaptés à un environnement économique en mutation constante. Pour qu’ils puissent combiner évolutivité et pérennité dans le monde digital, l’entreprise doit adopter des modes de fonctionnement spécifiques : lean management, réactivité et modèle hiérarchique horizontal. Sa structure organisationnelle devra tenir compte des trois groupements suivants :

1. La gouvernance 

2. Le management 

3. Les structures numériques 

Levier 3 : le personnel. Le capital humain reste au cœur des préoccupations de l’entreprise digitale.

L’entreprise digitale doit encourager la maîtrise et l’utilisation des outils technologiques par le personnel. Cette démarche passe nécessairement par des formations en présentiel et en distanciel, ainsi que par la diffusion d’une ‘culture de l’apprentissage permanent’. Loin d’être passif, le collaborateur devient lui-même acteur de sa propre formation. L’entreprise digitale est également tenue d’adopter une approche collaborative afin de garantir l’efficacité opérationnelle. Si elle est avant tout orientée client, répondre aux besoins de l’ensemble de ses parties prenantes constitue une priorité. Elle met tout en œuvre pour attirer les talents et fidéliser ses collaborateurs tout en encourageant ses derniers, dans le respect de sa charte, à s’exprimer librement sur les réseaux sociaux. Les trois groupements suivants permettent de caractériser le personnel d’une entreprise engagée dans une mutation numérique :

1. La formation 

2. L’intelligence collective 

3. L’expertise 

Levier 4 : l’offre. L’entreprise digitale développe son omnicanalité, valorise l’expérience utilisateur et propose une offre personnalisée.

L’entreprise en phase de mutation digitale doit proposer ‘une offre sur mesure, évolutive et rapidement adaptable’ à des consommateurs mieux informés, de moins en moins fidèles et à l’affût de tout bad buzz concernant les marques. Elle doit adopter la culture du prototypage et de l’itération, garante d’une mise sur le marché plus efficace et plus rapide, bien qu’en agissant ainsi il lui faille disrupter son approche traditionnelle de la gestion de projet. Dans un contexte économique en constante mutation, l’omnicanalité permettra à l’entreprise d’atteindre ses clients et de mieux gérer son image sur Internet et sur les réseaux sociaux. Les quatre groupements suivants permettent de mieux caractériser l’offre d’une entreprise engagée dans le numérique :

1. L’innovation et la conception 

2. Le commercial 

3. Le marketing 

4. L’expérience client 

Levier 5 : la technologie et l’innovation. L’entreprise engagée dans une démarche numérique doit évaluer son niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’.

Pour mener à bien sa transformation digitale, l’entreprise doit identifier les meilleures solutions techniques lui permettant d’évoluer dans un monde de plus en plus tourné vers le numérique. Il peut s’agir par exemple d’envisager l’utilisation d’applications exploitant l’IA, l’exploitation du big data, la technologie blockchain ou le stockage dans le cloud. Elle doit en outre pouvoir maîtriser les techniques de référencement pour assurer sa visibilité sur Internet et s’assurer de la ‘simplexité’ de son architecture technique, sans pour autant en négliger les aspects sécuritaires. Les quatre groupements suivants permettent de mesurer le niveau ‘d’appétence pour la technologie et l’innovation’ et la maturité numérique d’une entreprise :

1. L’architecture 

2. L’orientation client 

3. Les standards 

4. La productivité 

Levier 6 : l’environnement. L’entreprise en phase de transformation numérique doit évaluer ses progrès dans les domaines économique et réglementaire ainsi qu’en matière de lobbying.

L’entreprise digitale doit faire preuve d’ouverture face à un environnement en constante mutation. Elle s’appuie sur ses API (interface de programmation) pour créer des liens avec ses partenaires, veille à sa réputation en ligne et identifie des solutions évolutives tout en tenant compte des modifications du cadre juridique, réglementaire et fiscal. Les trois groupements suivants permettent de mieux cibler l’environnement d’une entreprise engagée dans le numérique :

1. L’environnement économique 

2. L’environnement réglementaire 

3. Le lobbying

comment mener la transformation numérique ?

La crise sanitaire a accéléré l’adoption des solutions de visio-conférence, le recours au clic & collect, ou encore le paiement sans contact. Pourtant la transformation numérique est beaucoup plus qu’une simple adoption de nouvelles technologies. C’est un processus long et l’erreur serait de rester en surface sans s’immerger dans les profondeurs des rouages de l’entreprise. Le livre Transformation digitale 2.0 a vocation à guider les chefs d’entreprises et les praticiens de la transformation numérique. Il est lui-même le résultat d’un long cheminement ayant pris ses racines au commencement de l’Internet. Pour l’expliquer et donner les clés de la transformation numérique, Michaël Tartar a répondu aux questions de Bertrand Jouvenot de la genèse du livre jusqu’à la fondation de DIMM.UP :

  • Pourquoi avoir écrit ce livre… maintenant ?
  • Une page de votre livre, ou un passage, qui vous représente le mieux ?
  • Les tendances qui émergent à peine et auxquelles vous croyez le plus ?
  • Si vous deviez donner un seul conseil à un lecteur de cet article, quel serait-il ?
  • En un mot, quels sont les prochains sujets qui vous passionneront ?

Une interview qui invite au débat à poursuivre sur les réseaux sociaux.