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Préparer l’après Covid-19 et la sortie du confinement

Ces dernières semaines ont été source d’inquiétude dans le monde entier. L’épidémie de coronavirus Covid-19 et le confinement massif qui en a découlé, a vu émerger le digital comme une réponse tactique à la poursuite de l’activité, pour ceux qui étaient prêts. Le télétravail, les visio-conférences, les web meetings et la collaboration en ligne sont devenus la norme, faisant les choux gras des éditeurs spécialisés. Cependant, le retour à la normale s’annonce laborieux, certains secteurs d’activité anticipant 12 mois, 18 mois voire 24 mois avant de retrouver une activité « normale ». Il faut donc dès maintenant se préparer à vivre cette nouvelle ère qui pourrait voir de temps en temps de nouvelles périodes de confinement plus ou moins stricte localement, et surtout des règles de vie et de distanciation physique visant à limiter la propagation du virus.

Se préparer, c’est d’abord faire un point objectif sur les forces et faiblesses de l’activité. Comment a-t-elle réagi face à la brutalité du nouveau contexte ? Comment s’adaptera-t-elle à un monde dans lequel la distance physique devient la norme ? Comment peut-elle généraliser les bonnes pratiques digitales qui ont permis à certaines entreprises de faire preuve d’une grande agilité pour encaisser le choc ?

Le modèle DIMM (Digital Internet Maturity Model) décrit dans notre livre Transformation digitale 2.0 permet de faire le point sur ces questions, et bien plus encore. Un diagnostic mené avec DIMM permet de montrer clairement les capacités digitales, en toute objectivité au regard des meilleures pratiques. C’est ainsi que Janssen France a réalisé un diagnostic de maturité digitale permettant d’obtenir, comme le souligne Céline Chevrier (@celine_chevrier), Digital & Data Center of Excellence Director, « une vision de la maturité digitale à 360 degrés, permettant de faire un benchmark en interne et aussi de se comparer avec les autres secteurs. »

Nicolas Henry (@niconickhenry), IT Director complète ce propos en présentant l’intérêt d’un diagnostic avec DIMM pour que les équipes digitales « donnent l’exemple ». Car pour relancer l’activité, il faudra mobiliser toutes les énergies. Ceux qui sont par nature plus en avance dans l’appropriation du digital dans leur métier, auront à entraîner les autres dans une dynamique positive, rassurante, bienveillante, en montrant comment ils progressent avec le digital.

Préparer la sortie du confinement, après avoir géré les urgences, c’est donc prendre un peu de recul, faire un tour d’horizon et identifier au plus vite les atouts digitaux sur lesquels capitaliser, et les axes de progression sur lesquels investir en priorité. Le DIMM est un formidable outil pour cela.

Pour en savoir plus sur le diagnostic de maturité digitale de Janssen France, lire le compte-rendu de l’événement #JungleDigitale du 3 mars 2020 organisé par Michaël Tartar avec le cabinet Execution Consulting.

Interview de André Dan

André Dan (@andredan) a répondu aux questions de Michaël dans un entretien mettant en valeur les digital soft skills chères à André :

  • Quelles sont les compétences digitales nécessaires au gentleman des années 2020 ?
  • Quels sont les chiffres clés montrant l’importance de développer ses digital soft skills ? Tout le monde est-il concerné ?
  • Quels sont les indicateurs permettant de mesurer la maturité des digital soft skills d’une entreprise ?

André met en avant la valeur liée à la présence sur les réseaux sociaux, en particulier sur LinkedIn sur le plan professionnel, pour être avec les autres, développer un réseau d’alliés, trouver des clients. Une présence qu’il conseille de travailler en apportant un soin à la qualité et de persévérer dans la publication de contenus.

Les digital soft skills sont ainsi le résultat de la fusion des soft skills de toujours et de celles de demain. Sur le plan quantitatif, elles se mesurent au travers du nombre de contacts, du nombre de likes et de commentaires sur une publication. André est formel : pour un professionnel en 2020, avoir moins de 100 contacts sur LinkedIn, ce n’est pas sérieux, en avoir des milliers pose la question de la qualité des relations. André aide d’ailleurs ses clients à progresser en leur proposant le challenge de passer dans un an à 1000 contacts pour celui qui en a déjà 500, et de passer à 3000 dans un an pour celui qui en a déjà 2000. Sur le plan qualitatif, André recommande de passer du temps à analyser les commentaires reçus sur les publications, les profils des personnes qui ont réagi, et aussi de collecter le feedback en direct ou par téléphone suite à une publication.

Pour les entreprises, André recommande de surveiller plusieurs indicateurs :

  • La formation aux réseaux sociaux des entreprises, des salariés, en commençant par les comités de direction et les managers
  • Le nombre de collaborateurs actifs sur LinkedIn
  • Le nombre de collaborateurs présents proprement sur LinkedIn (personal branding)
  • Le nombre de collaborateurs qui utilisent LinkedIn dans l’exercice de leur mission (ex : social selling pour les vendeurs)

Des indicateurs quantitatifs qu’André conseille de compléter avec des une appréciation qualitative au travers de workshops d’échanges sur l’usage de LinkedIn dans le quotidien des collaborateurs.

Bon visionnage !

Interview de Alain Garnier

Alain Garnier (@garniera), CEO de Jamespot a répondu en ce début d’année 2020 aux questions de Michaël. Un entretien tourné sur le thème de l’adoption des technologies numériques :

  • Quels sont les freins à l’adoption de ces technologies ?
  • Quels conseils donner à une entreprise souhaitant développer sa maturité digitale ?
  • Quels indicateurs révèlent l’adoption du digital dans une organisation ?

Alain met l’accent sur le changement des habitudes dans un monde où pourtant les usages digitaux du consommateur sont généralisés. Ce qui conduit à un changement culturel, à un changement sur soi. C’est donc avant tout l’humain qui freine l’adoption.

En ce début d’année avec son lot de bonnes résolutions, Alain préconise le pragmatisme : peu de bonnes résolutions sur le digital, et les faire dans le concret. En effet, le digital est tout sauf virtuel et demande une immersion avec son corps pour que le changement soit pérenne.

Enfin Alain propose deux approches complémentaires pour apprécier la maturité digitale d’une entreprise. D’une part une approche cerveau droit, analytique, permettant de prendre du recul (ndlr : exactement celle que nous proposons dans Transformation digitale 2.0 : 6 levier pour parer aux disruptions). D’autre part une approche cerveau gauche, intuitive, permettant de prendre conscience de la maturité digitale et de la capacité à passer à l’action.

Alain rebondit sur l’actualité du moment pour illustrer son propos, comme il le fait dans « Bonjour les spotteurs ! » sa chronique du vendredi 15h à retrouver sur la page Facebook de Jamespot. Une bonne résolution à prendre en ce début d’année : vous y abonner !

Interview de Charlotte du Payrat

Charlotte du Payrat nous a fait l’amitié de répondre à nos questions, quelques semaines seulement après la sortie de son livre Orchestrer l’intelligence collective, éditions Pearson, octobre 2019, écrit en collaboration avec Charles-Henri Besseyre des Horts (@chbesseyre).

Les lecteurs de Transformation digitale 2.0 : 6 leviers pour parer aux disruptions, plus habitués à un modèle faisant la part belle à la mesure avec les 113 indicateurs que compte DIMM (Digital Internet Maturity Model), pourront être surpris par l’approche proposée par Charlotte qui met en avant le qualitatif au service de l’humain. Une approche donc complémentaire de la notre.

Nous lui avons posé trois questions :

  • Qu’est-ce que l’intelligence collective ? Comment la caractériser ? Quels sont ses indicateurs ?
  • Comment concilier la pensée disruptive hors cadre proposée par Charlotte avec les intérêts des actionnaires ?
  • En quoi le modèle proposé par Charlotte complète le modèle DIMM ?

Bon visionnage et bonne lecture !